Une grande maison isolée à la campagne, sous le toit de laquelle l'ambiance est à la convivialité, où les étrangers ne sont que bienvenus.
Deux chats, une adorable chienne.
Des voisins tous plus sympathiques les uns que les autres.
Ça, c'est mon chez moi, d'apparence, il n'y a aucun problème, c'est sans aucun doute la vie dont je rêvais, et je pense que vous mêmes ne voyez aucune objection au fait que c'est un environnement dans lequel je ne peux que m'épanouir pleinement.
Tout irait bien en effet si à travers ses yeux je n'étais pas l'échec de leur vie. Attention je pèse mes mots, je les ai entendu de sa propre bouche, lorsqu'il prenait le soin de le dire assez bas pour que je n'entende pas, tard le soir.
Aujourd'hui c'est à lui que je m'adresse...
Je t'aimais tu sais, du plus profond de mon c½ur. Mais le problème, c'est pourquoi est ce que je t'aime toujours, alors que je sais ce que tu penses, alors que tu ne cesses de me dire combien je te déçois dans tout ce que je fais... Alors que jamais, tu entends, jamais tu ne m'as soutenu dans ce que j'ai entrepris jusqu'à aujourd'hui, que ce soit d'un point de vue sentimental, comme du point de vue des études... Je ne sais pas ce que j'ai vraiment fait pour être vue comme ça dans tes yeux. Je ne suis pas une méchante fille après tout, tout ce que je voulais, c'est un peu d'affection et de soutien, parce que c'est bien connu, un adolescent ça ne sait que soit déprimer et s'apitoyer sur son sort, soit se droguer ou se défoncer la gueule tous les après midi, soir être un rebelle de la société qui ne fait que fuguer pour trouver un monde meilleur avant de comprendre que c'est dans leur tête que ça se passe comme ça. Eh oui mon coco, je suis dans la moyenne fallait t'y attendre...
Tu ne liras certainement jamais cet article vu que tu ne t'interesses même pas à ce que je peux penser de toute façon, mais saches que même si je ne suis pas parfaite, je ne suis pas la seule à avoir tout gaché.



